
Date de naissance : 13 août 1890
Commune de naissance : Lyon (6e)
Département de naissance : Rhône
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Laïc
Famille
Père : Joseph Marie Régis
Mère : Marie Joséphine RAILLON
Autre parenté :
Ferdinand et Joseph-Régis : l’aîné et son frère séminariste
Le 2 juillet 1915, Joseph-Régis Belmont, frère cadet de Ferdinand, est tué au Bois de la Gruerie en Argonne. Il avait 20 ans, était séminariste au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, et venait d’être nommé caporal au 173e R.I. quelques jours plus tôt. C’est la première grande perte de la famille Belmont dans la guerre.
Dans ses Lettres d’un officier de chasseurs alpins, Ferdinand évoque la mort de son frère et l’épreuve familiale avec la pudeur caractéristique de cette correspondance. Six mois plus tard, le 29 décembre 1915, c’est lui-même qui succombe à l’Hartmannswillerkopf. La famille Belmont aura perdu deux fils en six mois — un médecin-officier devenu chef de compagnie, un séminariste promis au sacerdoce.
Joseph-Régis ne pourra figurer au Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1918 qu’au titre de séminariste tombé avant son ordination — la guerre l’aura privé de sa vocation sacerdotale comme elle aura privé Ferdinand de sa pratique médicale.
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Le premier frère tombé : Jean Belmont
Le premier des frères Belmont à mourir pour la France est Jean, incorporé le 11 août 1914 et tué le 12 septembre 1914. Lorsque Ferdinand écrit ses premières lettres du front depuis les Vosges, à l’automne 1914, c’est déjà à la mémoire de Jean qu’il pense. La correspondance familiale est alors marquée par ce premier deuil — qui sera suivi de celui de Joseph-Régis en juillet 1915, puis de Ferdinand lui-même en décembre 1915.
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Le foyer Belmont dans la guerre : seize mois, trois fils
Du 11 août 1914 — jour de l’incorporation de Jean — au 29 décembre 1915 — jour de la mort de Ferdinand —, en seize mois exactement, les parents de Joseph-Régis Belmont perdent trois de leurs fils. Trois lettres d’avis officiel arrivent successivement au foyer grenoblois : le 12 septembre 1914 pour Jean, le 2 juillet 1915 pour Joseph-Régis, le 29 décembre 1915 pour Ferdinand.
Chaque mort obéit à une chronologie distincte de la guerre française : Jean tombe dans la guerre de mouvement de l’été 1914, Joseph-Régis dans la guerre de sapes en Argonne au printemps-été 1915, Ferdinand sous le bombardement de l’Hartmannswillerkopf à la fin de la première année de guerre des tranchées. Chacun appartient à un front, à un type de combat, à une génération de mobilisés différents — l’officier-médecin de la classe d’active, le séminariste de la classe 1915, et Jean dont le détail reste à reconstituer. Aucun n’aura connu la suite : ni Verdun, ni la Somme, ni le Chemin des Dames, ni l’armistice.
Le drame de la famille Belmont, sans être unique, est représentatif des foyers français les plus durement éprouvés par les deux premières années de guerre — où les pertes étaient à la fois les plus massives et les moins ritualisées par une société qui n’avait pas encore appris à porter le deuil de masse.
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 2 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Capitaine
Unité finale : 51e BCA
Parcours militaire :
- 2 août 1914 : 11e Bataillon de Chasseurs
- 2 septembre 1914 : lieutenant de réserve (décret présidentiel
- Capitaine de réserve au 21 octobre 1914
- Capitaine à titre définitif au 20 septembre 1915.
Statut final
Type de fin : † Mort des suites de blessures
Date : 29 décembre 1915
Lieu : Ambulance 3/58 de Moosch (Alsace)
Détails / circonstances : Il est inhumé à la nécropole nationale de Moosch.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, n° 27 J.O. du 31 août 1915
Texte :
Médecin de profession, a demandé à se battre dans le rang. Nommé capitaine, n'a cessé de faire preuve, depuis le début des hostilités, des plus belles qualités de bravoure, d'allant, de sang-froid et d'ascendant sur la troupe, notamment aux derniers combats, a pris d'un seul élan deux lignes de tranchées ennemies sous un bombardement violent et incessant.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : ordre de l'Armée, n° [?] du 13 février 1916, J.O. du 12.3.1916
Texte :
Médecin de profession a demandé à servir dans les troupes combattantes, excellent commandant de Cie et entraîneur d'hommes, a fait preuve dans tous les combats de la plus belle bravoure et d'un sentiment très haut de ses devoirs de chef. Blessé grièvement le 28 décembre 1915 au cours d'un violent bombardement, et a succombé le lendemain après avoir subi l'amputation du bras.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : décret du 12 octobre 1915, J.O. du 25.10.15
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Palme de bronze (citation à l'ordre de l'armée)
Date d'obtention : voir fiche matricule
Circonstances :
Deux palmes
Sources
Sa fiche matricule n° 1507 de 1910 des archives départementales de l’Isère
Sa fiche Mémoires des Hommes
Sa fiche Wikipédia

