
Date de naissance : 30 mai 1891
Commune de naissance : Neau
Département de naissance : Mayenne
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Clerc tonsuré
Diocèse : Laval
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Mayenne
Famille
Père : Augustin Désiré
Mère : Estelle Marie JUPIN
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 2 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Sergent
Unité finale : 324e RI
Parcours militaire :
- 2 août 1914 : à l’entrée en guerre, il sert déjà comme sergent au 124e régiment d’infanterie (124e RI).
- Août 1914 : engagé en Belgique.
- 22 août 1914 : à Virton, grièvement blessé d’une balle au mollet gauche.
- Fin 1914-1915 : convalescence.
- 31 juillet 1915 : sur sa demande, il est retourné au front comme sergent mitrailleur, au 324e régiment d’infanterie (324e RI).
- 1915-février 1916 : engagé dans le secteur de Verdun, puis au Bois des Caures.
Théâtre des opérations :
1914 — Belgique, Virton (22 août).
1915 — Verdun.
1916 — Verdun, Ferme de Mormont, Bois des Caures (février).
J.M.O. (Journal des Marches et Opérations) :
Journal des marches et opérations du 324e régiment d’infanterie — consulter le JMO. Journées du 21 au 24 février 1916.
Le 21 février 1916, l’offensive allemande sur Verdun s’est déclenchée. La 72e division d’infanterie (72e DI), dont faisait partie le 324e régiment d’infanterie (324e RI), tenait le secteur nord de la rive droite de la Meuse : le bois d’Haumont, le Bois des Caures et le village de Samogneux ont reçu les premiers coups de l’assaut. Dès les premières heures, la liaison entre l’état-major et les bataillons a été rompue ; le journal prévient lui-même que les faits rapportés pour ces journées ne sont que « les récits fragmentaires de ce qui s’est passé pour des unités isolées », reconstitués d’après les hommes qui ont pu se replier ou échapper à l’ennemi.
- Dès le 21 février à midi, la compagnie de mitrailleuses de brigade avait reçu l’ordre de gagner le ravin en arrière de la cote 344, près de la ferme Mormont, puis de garnir le boyau de la cote 344 face au bois d’Haumont et au Bois des Caures, avec la consigne de tenir « coûte que coûte ».
- Le 22 février, le bombardement a été d’une violence extrême toute la journée durant. Pour cette seule compagnie de mitrailleuses, le journal a relevé cinq tués à la première section et plusieurs blessés — les premières pertes d’une longue liste, qui comptera au total deux sous-officiers tués.
- Arrivé à l’écluse de Samogneux à 1 heure du matin, le 6e bataillon a été poussé vers le bois d’Haumont ; à 6 heures, il a reçu l’ordre d’occuper les ouvrages A et B pour contre-attaquer la lisière sud du bois, et s’y trouvait installé à 7 heures.
- Vers 9 heures, le 5e bataillon a atteint Samogneux : une compagnie a gagné le boyau Samogneux–Haumont, tandis que les autres attendaient le long du canal l’instant où le tir de barrage allemand leur permettrait de passer.
- Partie de Champneuville vers 10 heures, la compagnie de mitrailleuses du régiment a attendu jusqu’à 16 heures à l’entrée de Samogneux, en butte à un bombardement violent, s’abritant le long du canal.
- Resté à Champneuville, l’état-major a passé la journée sous un feu intermittent qui a redoublé la nuit venue ; le médecin-chef, qui avait d’abord porté son poste d’évacuation à Samogneux, a dû le ramener en arrière.
Sergent mitrailleur au 324e RI, Augustin DUBOIS a été mortellement atteint dans cette journée du 22 février 1916 et il est mort le jour même, « à la suite de blessures de guerre », à la Côte de Mormont. Le régiment engageait ce jour-là deux compagnies de mitrailleuses ; c’est l’une d’elles, la compagnie de mitrailleuses de brigade, qui tenait précisément ce point — le ravin en arrière de la cote 344, près de la ferme Mormont — sous le déluge d’obus, et qui y a laissé deux sous-officiers tués et plusieurs blessés. Écrit d’après des témoignages épars, le journal ne nomme pas les hommes tombés ; mais le lieu de sa mort recoupe exactement le secteur où combattaient ses camarades mitrailleurs, à l’un des tout premiers points où s’est brisée la ruée allemande sur Verdun.
Statut final
Type de fin : † Mort des suites de blessures
Date : 22 février 1916
Lieu : à la Côte de Normont (Meuse)
Décorations
Médaille militaire
Date d'obtention : posthume — J.O. du 21 juillet 1920
Circonstances :
A toujours servi en brave et excellent sous-officier donnant, en toutes circonstances, la valeur de son dévouement. Tombé glorieusement pour la France, le 22 février 1916, devant Verdun. Croix de guerre avec étoile de bronze.
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)
Informations complémentaires
Le Livre d’or orthographie son second prénom « Mary » ; l’état civil et Mémoire des Hommes portent « Marie ».
La Côte de Mormont, où il tombe, se situe dans le secteur du Bois des Caures, sur la route de Verdun — là où, à l’ouverture de la bataille, les chasseurs du colonel Driant reçoivent le premier choc de l’offensive allemande.
Incorporé au 124e régiment d’infanterie le 8 octobre 1912, il y était devenu caporal en février 1913, puis sergent en novembre 1913. Il accomplissait encore son service actif lorsque la guerre a éclaté.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Fiche matricule — registre matricule du recrutement, classe 1911, matricule n° 691, bureau de Laval. Archives départementales de la Mayenne.
Fiche Mémoire des Hommes — Mort pour la France.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

