DURQUET Paul

Portrait recherché — Couverture du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 22 juin 1888

Commune de naissance : Labastide-Clairence

Département de naissance : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques)

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Prêtre

Ordination : juillet 1914

Commune d'exercice : Bayonne

Diocèse : Bayonne

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques)

Établissement de rattachement : Grand Séminaire de Bayonne

Famille

Père : Valentin

Mère : Marie SUZANNE

Autre parenté :

Paul avait un frère aîné, Jean-Baptiste DURQUET, cultivateur, rappelé comme lui sous les drapeaux du régiment de Bayonne mais tombé dès les premiers combats : disparu le 21 septembre 1914 à Craonnelle, dans l’Aisne. Resté laïc, il n’a pas sa place au Livre d’or du Clergé ; le mémorial réunit ici les deux fils de Valentin Durquet, l’un tombé au feu dès 1914, l’autre revenu de quatre années de guerre.

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Combattant

Grade final : Capitaine

Unité finale : 49e RI


Parcours militaire :

  • 2 août 1914 : mobilisé, il a rejoint le 49e régiment d’infanterie (49e RI) comme caporal.
  • septembre 1914 : nommé sergent ; sous le feu, il s’est porté sur le parapet, a absous ses camarades comme prêtre et secouru les blessés, ne quittant sa tranchée que le dernier (Médaille militaire).
  • 3 avril 1915 : promu sous-lieutenant à titre temporaire, maintenu au 49e RI.
  • 25 mai 1916 : à Verdun, sous un violent bombardement, il a reconnu lui-même l’emplacement d’une mitrailleuse ennemie et organisé la défense.
  • 6 mai 1917 : au plateau de Craonne, il a mené sa section à l’objectif sous un feu violent de mitrailleuses.
  • 11 octobre 1917 : grièvement blessé à Aubérive, en Champagne, en visitant les postes de son secteur sous un violent bombardement.
  • 12 juillet 1917 : promu lieutenant.
  • 17-18 septembre 1918 : au Moulin de Laffaux, à la tête de la 5e compagnie du 49e RI, il a enlevé l’objectif malgré de lourdes pertes, capturant des prisonniers et des mitrailleuses.
  • 19 octobre 1918 : à Barenton-Cel, il a entraîné sa compagnie et gagné du terrain sous un feu de mitrailleuses d’une extrême violence.
  • 8 novembre 1918 : promu capitaine à titre temporaire.

Théâtre des opérations :

1914 — Charleroi (23 août), Guise (29 août), Marne (8 septembre), Aisne, Craonne (septembre-avril).

1916 — Verdun (25 mai), Argonne, Somme.

1917 — plateau de Craonne (6 mai), Alsace, Champagne, Aubérive (11 octobre).

1918 — Argonne (juillet), Moulin de Laffaux (17-18 septembre), Laon, Barenton-Cel (19 octobre).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 28 juillet 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : armée, 6 juillet 1916 (J.O. du 19 septembre 1916)

Texte :

Modèle de bravoure, d'énergie, de stoïcisme. N'a pas hésité, le 25 mai 1916, à aller reconnaître lui-même, sous des feux d'enfilade et un violent bombardement, l'emplacement d'une mitrailleuse ennemie, et a organisé la défense, qui a permis d'enrayer les contre-attaques ennemies.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : régiment n° 215, 24 mai 1917

Texte :

Officier d'un rare mérite, modèle de courage. Le 6 mai 1917, malgré un feu violent de mitrailleuses, a, en payant d'exemple, fait atteindre à sa section l'objectif assigné, indispensable à occuper pour assurer le succès de la contre-attaque et arrêter la progression de l'infanterie ennemie.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : armée, 20 octobre 1918 (J.O. du 21 mars 1919)

Texte :

Officier d'une bravoure hors de pair. Le 18 septembre 1918, malgré des difficultés de toutes sortes, a su imprimer à sa compagnie un allant irrésistible, progressant sous des feux violents de front et de flanc, et atteignant son objectif malgré des pertes élevées, capturant des prisonniers et des mitrailleuses.

Citation n°4

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : 30e corps d'armée n° 319, 1918

Texte :

La 5e compagnie du 49e R.I., le 17 septembre 1918, sous le commandement du lieutenant Durquet, malgré des difficultés de toutes sortes, a, par l'élan et la ténacité dont elle a fait preuve, joué dans l'attaque de la position ennemie un rôle brillant et décisif, progressant sans arrêt sous des feux violents de flanc et de front ; a atteint son objectif malgré les pertes élevées, capturant prisonniers et mitrailleuses.

Citation n°5

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : 36e division d'infanterie n° 220, 8 novembre 1918

Texte :

A, le 19 octobre 1918, entraîné sa compagnie dans un élan remarquable et réussi à gagner du terrain malgré un tir de mitrailleuses d'une extrême violence.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : 12 octobre 1917 (J.O. du 23 décembre 1917)

Circonstances :

Officier modèle de bravoure et de stoïcisme, exerçant sur ses hommes le plus bel ascendant. S'est distingué dans tous les combats, depuis le début de la guerre, par son exemple, sa fermeté d'âme et son audace. A été blessé grièvement, le 11 octobre 1917, en visitant les postes de son secteur soumis à un violent bombardement. Déjà deux fois cité à l'ordre et médaillé militaire pour faits de guerre.

Promu officier de la Légion d'honneur le 6 novembre 1951.

Médaille militaire

Date d'obtention : 13 septembre 1914 (J.O. du 24 novembre 1914)

Circonstances :

Étant dans la tranchée, s'est porté sur le parapet au moment de l'attaque, a exhorté ses camarades à faire leur devoir, les a absous en qualité de prêtre et a donné les secours de la religion à tous les blessés. N'est sorti que le dernier de sa tranchée.

Informations complémentaires

Il avait accompli son service militaire au 49e régiment d’infanterie à partir de 1909, y avait été nommé caporal, puis avait été renvoyé dans ses foyers en 1911.

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Réformé pour un éclat de projectile logé dans le poumon droit, il a été admis à une pension et s’est retiré à Labastide-Clairence.

Il est mort à Bayonne le 5 juin 1943.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Acte de naissance — Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, état civil de Labastide-Clairence, naissances 1888.
  • Fiche matricule — Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, bureau de Bayonne, classe 1908, matricule n° 780.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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