
Date de naissance : 28 avril 1885
Commune de naissance : Montigné-sur-Moine
Département de naissance : Maine-et-Loire
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Prêtre professeur
Qualité (formulation Livre d'or) : Prêtre - Professeur
Commune d'exercice : Angers
Diocèse : Angers
Congrégation / Ordre : Collège (autre)
Département d'exercice : Maine-et-Loire
Établissement de rattachement : Institution Saint-Julien
Famille
Père : Jean Baptiste
Mère : Marie DOUCET
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 4 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Lieutenant
Unité finale : 504e RAA
Parcours militaire :
- 4 août 1914 : mobilisé (service auxiliaire), 277e R.I.
- 21 décembre 1914 : caporal-fourrier.
- 8 juin 1915 : sergent.
- 8 novembre 1915 : sergent-major.
- 29 décembre 1915 : 152e R.I.
- 4 avril 1916 : sous-lieutenant.
- 30 août 1916 : blessé à Cléry-sur-Somme (1re blessure).
- 15 octobre 1916 : blessé à Sailly-Saillisel (2e blessure).
- 26 janvier 1917 : instructeur de la classe 1918.
- 18 février 1918 : artillerie d’assaut.
- 4 avril 1918 : lieutenant.
- 29 avril 1918 : 504e Régiment d’artillerie d’assaut.
- 1er août 1918 : blessé au Grand-Rozoy (3e blessure).
- 20 août 1918 : gravement intoxiqué à Canny-sur-Matz (4e blessure).
Théâtre des opérations :
1914 — Nomény (19-21 août), bois de Mortmare, Flirey (septembre-décembre).
1915 — Lorraine, Signal de Xon (15 février), Reillon, Leintrey (octobre).
1916 — Hartmannswillerkopf, cote 425, Sudelkopf (janvier-juillet), Cléry-sur-Somme (30 août), Sailly-Saillisel (15 octobre).
1918 — Aisne, Braine, Cerseuil, Le Plessier-Huleu, Le Grand-Rozoy (1er août), Ressons-sur-Matz, Lataule, plateau de Lassigny, Canny-sur-Matz (20 août).
Statut final
Type de fin : Réformé
Date : 11 octobre 1919
Détails / circonstances : Réformé n° 1 - après quatre blessures (Cléry-sur-Somme 30 août 1916 ; Sailly-Saillisel 15 octobre 1916 ; Grand-Rozoy 1er août 1918 ; Canny-sur-Matz 20 août 1918, gravement intoxiqué).
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 277ᵉ R.I., 1915
Texte :
Est allé, sous un feu de mitrailleuses extrêmement violent, relever le corps de son chef de bataillon blessé.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : 81ᵉ Brigade, n° 59, 10 novembre 1916
Texte :
Officier d'un courage calme et réfléchi, ayant le plus grand ascendant sur la troupe. A fait preuve, en toutes circonstances, des plus belles qualités au feu. Blessé le 15 octobre 1916, en se portant à la tête de ses hommes sous le plus violent tir de barrage, à son emplacement de combat.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Xᵉ Armée, n° 341, août 1918
Texte :
Officier d'une remarquable élévation de sentiments, dont la bravoure n'est égalée que par la modestie. À l'attaque du 1ᵉʳ août 1918, ayant cru apercevoir dans le brouillard un nid de mitrailleuses, y a dirigé son char pour l'écraser ; s'est trouvé en présence d'un 77 [canon allemand de 77 mm]. A reçu trois obus à bout portant dans son char. Blessé ainsi que son mécanicien, a réussi à sauter dans un trou d'obus, puis, ultérieurement, à ramener son char. 2 blessures antérieures. 2 citations.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : 16 juin 1920 (J.O. du 8 juillet 1920
Circonstances :
Le 20 août 1918, ayant reçu l'ordre de porter sa section à l'attaque à la tombée de la nuit, s'est porté en avant malgré un fort barrage d'obus toxiques et, malgré le danger, ne voyant plus assez clair dans son char avec le masque protecteur, l'a retiré afin de mieux voir et de pouvoir remplir sa mission. A été gravement intoxiqué.
Informations complémentaires
Quatre fois blessé puis réformé, Jean-Baptiste Bachelier s’est retiré après la guerre à Cannes (Alpes-Maritimes), avenue des Anglais. Il est mort à Pouancé, en Maine-et-Loire, le 4 novembre 1928, à 43 ans.
Institution Saint-Julien à Angers : voir fiche Wikipédia
Images complémentaires

Photographie prise par la Section photographique de l’armée (SPA) montrant un tank Renault FT-17 et son officier accompagnateur, après l’attaque du 18 juillet 1918 — déclenchement de la contre-offensive franco-américaine de la 2ᵉ bataille de la Marne. C’est dans cette phase finale de la guerre que Jean-Baptiste Bachelier, lieutenant à l’Artillerie d’assaut, dirigea son char à l’attaque le 1ᵉʳ août 1918 au Grand-Rozoy, encaissant trois obus à bout portant tirés par un canon allemand de 77 mm avant de réussir à sauter de son char et à le ramener ultérieurement. Source : ECPAD/Images Défense

Photographie prise par la Section photographique de l’armée (SPA) montrant un tank Renault FT-17 manœuvrant en terrain boisé. Léger (6,5 tonnes), maniable et produit en grande série à partir de 1918, le Renault FT révolutionna l’usage tactique du char et fit la réputation de l’Artillerie d’assaut française. Jean-Baptiste Bachelier, prêtre du diocèse d’Angers, fut affecté au 504ᵉ Régiment d’Artillerie d’Assaut le 29 avril 1918. Le 20 août 1918 à Canny-sur-Matz, sous un barrage d’obus toxiques qui réduisait sa visibilité dans l’habitacle de son char, il retira son masque à gaz pour mieux voir et accomplir sa mission, action qui lui valut la Légion d’honneur — au prix d’une intoxication grave qui entraîna sa réforme définitive en octobre 1919. Source : ECPAD/Images Défense

Photographie prise par la Section photographique de l’armée (SPA) montrant des tanks Renault FT-17 français alignés à la Ferme Roberchamp, dans l’Aisne, après une attaque. Le char Renault FT, conçu en 1917 et entré massivement en service en 1918, fut le premier char moderne avec tourelle à rotation 360°. C’est dans une unité de chars d’assaut, le 504ᵉ Régiment d’Artillerie d’Assaut, que servit Jean-Baptiste Bachelier, prêtre professeur à l’Institution Saint-Julien d’Angers, à partir d’avril 1918. Il participa aux contre-offensives alliées de juillet-août 1918 dans le secteur même de l’Aisne et de l’Oise. Source : ECPAD/Images Défense
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — registre des naissances, Archives départementales de Maine-et-Loire, commune de Montfaucon, acte n° 13.
Dossier de Légion d’honneur — base Léonore, Archives nationales, cote LH//87/4.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

