
Date de naissance : 27 février 1888
Commune de naissance : Villeneuve-sur-Yonne
Département de naissance : Yonne
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : Tonnerre
Diocèse : Sens
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Yonne
Famille
Père : Louis Jules
Mère : Françoise Catherine Anna GAMBERT
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 2 août 1914
Fonction militaire principale : Combattant
Grade final : Lieutenant
Unité finale : 58e BCP
Parcours militaire :
- 2 août 1914 : rappelé à l’activité comme maréchal des logis au 11e Cuirassiers.
- septembre 1914 : nommé adjudant.
- 9 octobre 1915 : sur sa demande, passé au 58e BCP, comme chef de section de mitrailleuses.
- 22 février 1916 : blessé une première fois, au Bois des Caures (Verdun).
- 10 mars 1916 : nommé sous-lieutenant.
- 14 juillet 1916 : blessé une deuxième fois.
- 25 août 1917 : blessé une troisième fois ; il subit en outre deux intoxications par les gaz.
- 10 mars 1918 : nommé lieutenant.
Théâtre des opérations :
- 1914 — Marne, Meaux.
- 1915 — Verdun, Pintheville.
- 1916 — Bois des Caures, Somme, La Maisonnette.
- 1917 — Bezonvaux, Fort de Vaux, Verdun.
- 1918 — Forêt de Parroy, Aisne, Château-Thierry.
Statut final
Type de fin : Démobilisé
Date : 1er août 1919
Détails / circonstances : Fait prisonnier le 31 mai 1918, lors des combats de l'Aisne ; rapatrié après l'armistice.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : Corps d'armée, 16 juillet 1919
Texte :
Belle attitude aux combats du 30 au 31 mai 1918. A lutté avec une énergie indomptable contre un ennemi supérieur en nombre, en lui infligeant des pertes sensibles et en le retardant pendant plus de douze heures dans sa progression.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : décret du 16 juin 1920 (JO du 1er janvier 1921)
Circonstances :
Excellent officier, brave et énergique. S'est distingué plus particulièrement dans les combats des 30 et 31 mai 1918. Déjà médaillé pour faits de guerre. A obtenu plusieurs citations. Deux blessures.
Officier, décret du 22 août 1945, en qualité de chef de bataillon de réserve des Forces françaises de l'Intérieur.
Commandeur, décret du 5 décembre 1957, en qualité de lieutenant de la Résistance intérieure française, organisation « Résistance », déporté résistant.
Médaille militaire
Date d'obtention : 8 mars 1916 (JO du 18 avril 1916)
Circonstances :
Sous-officier chef de section de mitrailleuses. Remarquable par ses connaissances professionnelles. Pendant les combats des 21 et 22 février 1916, est resté en position, infligeant à l'ennemi des pertes considérables. Ne s'est replié qu'après épuisement complet de ses munitions et est parvenu, avec les quelques hommes qui lui restaient, à sauver ses deux pièces.
Croix de guerre
Étoiles et palmes :
- Étoile de vermeil (citation à l'ordre du corps d'armée)
Informations complémentaires
Avant la guerre, il avait accompli son service actif dans la cavalerie, au 1er régiment de Cuirassiers à partir d’octobre 1909, où il était devenu maréchal des logis.
Après la guerre, il a été promu capitaine de réserve. Le 18 novembre 1923, à Tonnerre, lors d’un meeting tenu sous les auspices de la Ligue des Droits de l’Homme où Paul Painlevé se posait en adversaire du Bloc national, il est monté à la tribune comme contradicteur. Ancien commandant de compagnie, chevalier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, titulaire de la Croix de guerre et de trois blessures, il a demandé à l’ancien président du Conseil s’il maintenait contre le clergé les insinuations qu’il avait faites à Montpellier, et il a opposé à ces accusations le bilan du clergé de France : 32 699 mobilisés, 4 618 morts au champ d’honneur, 10 414 cités et décorés, 16 093 citations, 9 378 croix de guerre, 895 Légions d’honneur et 1 593 médailles militaires. Il s’est incliné devant les 4 618 prêtres morts pour la France avant de rendre la parole à Painlevé. La scène, rapportée par L’Express du Midi du 28 novembre 1923, a été reprise par la Semaine religieuse de la ville et du diocèse de Nîmes du 3 février 1924, puis relevée par le Livre d’or du Clergé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’est engagé dans la Résistance, comme lieutenant de la Résistance intérieure française et chef de bataillon de réserve des Forces françaises de l’Intérieur, et il a été déporté comme résistant. Ces services lui ont valu d’être promu officier de la Légion d’honneur en 1945, puis commandeur en 1957.
Curé de Pourrain, dans l’Yonne, il est mort le 18 octobre 1957 à Auxerre.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — Archives départementales de l’Yonne, registre des naissances de Villeneuve-sur-Yonne, 1888, acte n° 18 (mention marginale du décès, 18 octobre 1957 à Auxerre).
Fiche matricule — Archives départementales de l’Yonne, classe 1908, matricule n° 542.
Fiche Léonore — base Léonore, Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine), cote 19800035/149/18991.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

