COTTEN Jean François Joseph Marie

Portrait de COTTEN Jean François, clerc tonsuré / Vicaire, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 5 mars 1894

Commune de naissance : Elliant

Département de naissance : Finistère

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Clerc tonsuré

Diocèse : Quimper

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Finistère

Famille

Père : François

Mère : Marie Anne LE RESTE

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 8 septembre 1914

Fonction militaire principale : Téléphoniste

Grade final : Sergent

Unité finale : 118e RI


Parcours militaire :

  • 8 septembre 1914 : mobilisé, arrivé au corps au 118e régiment d’infanterie (118e RI).
  • 23 novembre 1914 : parti au front.
  • 1er mai 1916 : nommé caporal.
  • 8 mai 1916 : nommé sergent.
  • Avril 1917 : sergent téléphoniste, il part avec les premières vagues d’assaut en déroulant son fil téléphonique sous un feu meurtrier de mitrailleuses ; blessé à la main droite.
  • 15 mai 1917 : évacué pour maladie.
  • 8 août 1917 : de retour au front.
  • 27 mai 1918 : fait prisonnier au Chemin des Dames, à Hurtebise, puis interné à Sprottau (Silésie).
  • 8 janvier 1919 : rapatrié.

Théâtre des opérations :

1915 — Somme, La Boisselle (10 janvier), Champagne, Mesnil-lès-Hurlus, Tahure (septembre-octobre).

1916 — Douaumont (31 mars-20 avril), Vaux (29 octobre-4 novembre).

1917 — Laffaux (7 avril), Chemin des Dames, Ailles (4-15 mai), La Malmaison (23 octobre).

1918 — Somme, Tilloloy (24 mars-avril), Chemin des Dames, Hurtebise (27 mai).

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Date : 10 septembre 1919

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 118e régiment d'infanterie n° 292, 19 avril 1916

Texte :

Pendant les violents combats du 2 au 6 avril 1916, a fait preuve de sang-froid et de courage en s'offrant constamment pour réparer les lignes téléphoniques coupées.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 118e régiment d'infanterie n° 470, 22 novembre 1916

Texte :

Sergent téléphoniste d'un dévouement absolu, donnant dans les circonstances les plus difficiles, l'exemple d'un grand courage. Vient à nouveau de se distinguer devant Vaux, en assurant les liaisons téléphoniques de son bataillon, malgré de violents bombardements.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre de la division

Numéro et date : division n° 125, 18 avril 1917

Texte :

Sergent téléphoniste, est parti avec les premières vagues d'assaut en déroulant son fil téléphonique, et réussissant sous un feu meurtrier de mitrailleuses à transmettre quelques renseignements. A fait l'admiration de tous par son calme et son sang-froid.

Décorations

Médaille militaire

Date d'obtention : décret du 11 mai 1933 (J.O. du 14 mai 1933)

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile d'argent (citation à l'ordre de la division)
  • Étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade ou du régiment)

Informations complémentaires

Clerc tonsuré et séminariste à sa mobilisation, il a été ordonné prêtre après la guerre et est devenu vicaire à Saint-Pol-de-Léon.

Rappelé sous les drapeaux en 1940, il a servi brièvement comme sergent comptable avant d’être réformé, puis s’est retiré à Quimper.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

  • Acte de naissance — registre d’état civil d’Elliant, année 1894, acte n° 26, Archives départementales du Finistère.
  • Fiche matricule — registre matricule du recrutement de Quimper, classe 1914, matricule n° 381, Archives départementales du Finistère.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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