
Date de naissance : 3 janvier 1886
Commune de naissance : Neuf-Berquin
Département de naissance : Nord
Nationalité : Française
Situation religieuse
Qualité religieuse : Vicaire
Commune d'exercice : Wattrelos
Diocèse : Lille
Congrégation / Ordre : Clergé séculier
Département d'exercice : Nord
Établissement de rattachement : paroisse Saint-Vincent-de-Paul
Famille
Père : Adolphe Henri
Mère : Marie Éléonore FIEVET
Service pendant la Grande Guerre
Mobilisé le : 3 août 1914
Fonction militaire principale : Mitrailleur
Grade final : Lieutenant
Unité finale : 208e RI
Parcours militaire :
- 3 août 1914 : mobilisé comme sergent au 273e régiment d’infanterie (273e RI).
- 5 février 1915 : nommé adjudant.
- courant 1915 : passé au 310e régiment d’infanterie (310e RI).
- 1er juin 1916 : passé au 208e régiment d’infanterie (208e RI).
- 7 août 1916 : nommé sous-lieutenant.
- 12 mars 1917 : nommé lieutenant.
- 16 avril 1917 : blessé au bras au Chemin des Dames, en entraînant ses hommes à l’attaque.
Théâtre des opérations :
1914 — Belgique (23 août), Guise, Marne.
1915 — Champagne.
1916 — Verdun (21 février), Somme (13 juin).
1917 — Aisne (17 avril), Flandres (27 juin-9 octobre).
Statut final
Type de fin : † Tué à l'ennemi
Date : 9 octobre 1917
Lieu : entre Ypres et l'Yser (Belgique)
Détails / circonstances : à l'assaut à la tête de sa compagnie.
Citations à l'ordre
Citation n°1
Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)
Numéro et date : régiment n° 109, 9 mars 1916
Texte :
Sous-officier mitrailleur d'un grand esprit de sacrifice, a maintenu ses hommes sous un bombardement intense et a sauvé deux mitrailleuses de sa section, fortement engagée.
Citation n°2
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 27 août 1916 (JO du 4 novembre 1916)
Texte :
Sous-officier mitrailleur remarquable de vigueur et d'entrain, a électrisé ses hommes pendant l'assaut. Au cours d'une violente contre-attaque, a contribué à briser l'élan de l'ennemi. Ayant eu deux tireurs tués successivement, s'est mis lui-même à la pièce, donnant ainsi à tous le plus bel exemple du devoir.
Citation n°3
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : corps d'armée n° 188, 30 octobre 1916
Texte :
Sous une pluie de balles, a rallié les éléments d'une compagnie voisine privée de ses chefs tués ; s'est emparé d'une tranchée, où il a fait une quinzaine de prisonniers et s'y est maintenu malgré la violence des jets de grenades et des tirs de barrage, donnant à tous, par son calme et son énergie, le plus bel exemple de l'homme de devoir. Déjà cité à l'ordre de l'armée.
Citation n°4
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : corps d'armée, 24 mai 1917
Texte :
Sous-officier mitrailleur d'une grande valeur et d'une bravoure sans égale ; au front depuis le début de la guerre, s'est toujours distingué par l'énergie avec laquelle il a dirigé sa section, puis sa compagnie. Trois fois cité à l'ordre. Blessé au début de la campagne, a été blessé de nouveau au bras le 16 avril 1917, en entraînant ses hommes à l'attaque des positions ennemies sous un feu violent de mitrailleuses. A fait de tout temps l'admiration de tous par sa bravoure et son calme.
Citation n°5
Niveau : À l'ordre du corps d'armée
Numéro et date : corps d'armée n° 22, 13 août 1917
Texte :
Le 31 juillet 1917, a porté son unité à l'attaque de la position ennemie avec un entrain remarquable, atteignant successivement tous les objectifs qui lui avaient été assignés et assurant, en fin d'opération, avec une activité digne d'éloges, l'inviolabilité du terrain conquis.
Citation n°6
Niveau : À l'ordre de l'armée
Numéro et date : Armée, 23 novembre 1917 (JO du 18 janvier 1918)
Texte :
Magnifique figure de chef, orgueil du régiment, entraîneur de sa troupe. A trouvé, le 9 octobre 1917, la seule mort digne de lui, en tombant tué d'une balle, à la tête de sa compagnie, comme il brusquait le passage d'un cours d'eau défendu par des blockhaus ennemis et arrêtant, dès le début, l'attaque de son bataillon.
Décorations
Légion d'honneur
Grade / Classe : Chevalier
Date d'obtention : posthume — 18 octobre 1919 (JO du 27 novembre 1919)
Circonstances :
Magnifique figure de chef, orgueil de son régiment, entraîneur de sa troupe. A trouvé, le 9 octobre 1917, sa seule mort digne de lui, en tombant tué d'une balle, à la tête de sa compagnie, comme il brusquait le passage d'un cours d'eau défendu par des blockhaus ennemis qui arrêtaient, dès le début, l'attaque de son bataillon.
Informations complémentaires
La fiche matricule d’Ernest Cousin n’a pas pu être consultée : les registres du bureau de recrutement de Dunkerque, dont il relevait, ne sont pas accessibles — une lacune fréquente pour ce bureau, vraisemblablement liée aux destructions de la Seconde Guerre mondiale. Le parcours militaire présenté ici repose donc sur le Livre d’or et sur la fiche Mémoire des Hommes, faute de cette source primaire.
Sources
Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1 — consulter sur Gallica
Acte de naissance — registre des naissances de la commune de Neuf-Berquin, année 1886, acte n° 2, Archives départementales du Nord.
Fiche Mémoire des Hommes — Morts pour la France de la Première Guerre mondiale.
Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

