JUDLIN Berthe

Portrait recherché — Couverture du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 23 janvier 1865

Commune de naissance : Soultz

Département de naissance : Haut-Rhin

Nom religieux : Sœur Valentin

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Sœur infirmière

Commune d'exercice : Mulhouse

Congrégation / Ordre : Sœurs du Très-Saint-Sauveur de Niederbronn

Département d'exercice : Haut-Rhin

Établissement de rattachement : couvent de Riedisheim

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : Non mobilisée


Parcours militaire :

  • Août 1914 : quitte le chevet de sa mère malade et installe au couvent de Riedisheim, à Mulhouse, une ambulance pour les blessés français.
  • Lors du repli des troupes françaises, demeure auprès des blessés.
  • 2 juin 1915 : maintenue en état d’arrestation après plusieurs interpellations.
  • 1er décembre 1915 : traduite en conseil de guerre.

Statut final

Type de fin : Autre

Date : 15 décembre 1915

Détails / circonstances : Condamnée à cinq ans de travaux forcés le 15 décembre 1915, internée à Bruchsal (duché de Bade) à partir de février 1916, délivrée par l'armistice. Survécut à la guerre.

Décorations

Croix de guerre

Date d'obtention : Ordre de l'Armée, 10 mai 1919 (J.O. du 15 juillet 1919)

Circonstances :

A quitté le chevet de sa mère malade à Mulhouse, au mois d'août 1914, pour se consacrer au soin des blessés français de la bataille de Mulhouse. Lors du repli de nos troupes, elle resta près de nos blessés, qu'elle soigna avec le plus grand dévouement. Arrêtée par les Allemands en raison de ses sentiments nettement français, elle a été condamnée à cinq ans de travaux forcés et n'a été délivrée que lors de l'armistice.

Autre décoration

Détail :

Médaille de la Fidélité française — 17 mars 1924 (J.O. du 19 mars 1924), avec deux étoiles (commémorative).

Informations complémentaires

Durant sa captivité à Bruchsal, elle eut à subir toutes sortes de railleries et de vexations de la part de ses gardiens. Malade dès les premiers jours de son internement, elle ne fut admise à l’hôpital de Bruchsal que le 23 janvier 1918.

Après l’armistice, elle reprit son service d’infirmière à la clinique Sainte-Marie, à Nancy.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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