DUSSÈRE Gustave Adolphe

Portrait de DUSSÈRE Gustave Adolphe, curé-doyen, prêtre soldat de la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 22 novembre 1864

Commune de naissance : Mulhouse

Département de naissance : Haut-Rhin

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Curé-doyen

Commune d'exercice : Huningue

Diocèse : Strasbourg

Congrégation / Ordre : Clergé séculier

Département d'exercice : Haut-Rhin

Famille

Père : Jean Xavier

Mère : Marie Madeleine LUDWIG

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : non mobilisé

Statut final

Type de fin : Autre

Détails / circonstances : Survivant libéré à l'armistice.

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : — (pas de citation)

Numéro et date : Corps d'Armée n° 13503 « D », 14 février 1919

Texte :

Curé-doyen très énergique, d'un patriotisme ardent. Au cours de la guerre, n'a cessé d'entretenir dans la population des sentiments français. N'a pas hésité à s'exposer pour fournir des renseignements spéciaux. Incarcéré quatre fois par l'autorité allemande (dont une fois pour avoir souscrit 22 500 francs de Bons de la Défense Nationale). N'a été libéré que par la signature de l'armistice.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : décret du 14 août 1923

Croix de guerre

Étoiles et palmes :

  • Étoile de vermeil (citation à l'ordre du corps d'armée)

Autre décoration

Détail :

Officier d'Académie (JO du 24 juillet 1921)
Médaille de la Fidélité française, avec trois étoiles (arrêté du 10 juillet 1923, JO du 11 juillet 1923)

Informations complémentaires

Curé-doyen d’Huningue en 1914, plus tard curé-doyen d’Altkirch, il était un prêtre alsacien resté sous administration allemande et n’a donc pas été mobilisé. Pendant la guerre, il a été incarcéré à plusieurs reprises par l’autorité allemande : d’abord à Lörrach, dans le pays de Bade, du 7 août au 12 septembre 1914 ; puis, à partir du 25 août 1915, emprisonné de nouveau à Mulhouse, à Soest (Westphalie) et au camp d’Holzminden, jusqu’au 11 novembre 1918. Il a également été condamné, à Huningue, le 26 novembre 1916, par la justice allemande, pour « injure », à une amende de 400 marks. Son avis de décès paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace précise qu’il a d’abord été traduit devant un conseil de guerre allemand pour avoir soigné des blessés français, puis acquitté, et qu’il a de nouveau été arrêté pour avoir fait convertir à Bâle, en bons de la Défense nationale française, l’argent réuni en vue d’une nouvelle église d’Huningue ; rentré après l’armistice, il y a reçu la croix de guerre des mains du général de Pouydraguin, devant les troupes de la 2e division marocaine.

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Après la guerre, devenu chanoine, il a présidé le groupe haut-rhinois des Proscrits d’Alsace. Il est mort subitement le 29 février 1936 à Montreux-Vieux (Haut-Rhin), à l’âge de 71 ans.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Acte de naissance — registre des naissances de Mulhouse, année 1864, acte n° 1782 (Archives d’Alsace, dépôt de Colmar).

Journal officiel du 11 juillet 1923 — médaille de la Fidélité française (arrêté du garde des sceaux du 10 juillet 1923).

Dossier de Légion d’honneur — base Léonore, cote 19800035/462/61835 (Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine).

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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