RIGARD Amélie

Portrait de Sœur Julie, Amélie Rigard, religieuse hospitalière de Saint-Charles de Nancy, supérieure de l'hospice de Gerbéviller pendant la Première Guerre mondiale

Date de naissance : 16 février 1854

Commune de naissance : Landremont

Département de naissance : Meurthe-et-Moselle

Nom religieux : Sœur Julie

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Religieuse

Commune d'exercice : Gerbéviller

Diocèse : Nancy

Congrégation / Ordre : Sœurs Hospitalières

Congrégation (formulation Livre d'or) : Sœurs Hospitalières de Saint-Charles de Nancy

Département d'exercice : Meurthe-et-Moselle

Établissement de rattachement : Hospice de Gerbéviller (transformé en hôpital auxiliaire)

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : Non mobilisée

Unité finale : Hôpital auxiliaire de Gerbéviller

Statut final

Type de fin : Démobilisé

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : 9 janvier 1915 (JO du 21 janvier 1915)

Circonstances :

Services exceptionnels. Restée à son poste comme ses infirmières, a, par son énergique intervention, préservé de l'incendie une partie de l'hospice de Gerbéviller. A, en outre, assuré le ravitaillement des habitants pendant le bombardement de cette localité et prodigué ses soins aux blessés.

Croix de guerre

Date d'obtention : Ordre de l'armée, 7 septembre 1914 (JO du 13 septembre 1914)

Circonstances :

Mesdames Rigard, Maillard, Collet, Rémy, Tincker, Guertner, religieuses de Saint-Charles, qui, pendant le sac du 24 août, sous un feu incessant et meurtrier, donné dans leur établissement de Gerbéviller, asile à environ 1 000 blessés et leur ont assuré la subsistance et les soins les plus dévoués, alors que la population civile avait complètement abandonné la ville. Ce personnel, en outre, a accueilli chaque jour de très nombreux blessés de passage, auxquels il a servi tous les aliments nécessaires.

Informations complémentaires

Supérieure de l’hospice de Gerbéviller, transformé en hôpital auxiliaire, elle reste à son poste pendant le sac de la ville par les troupes allemandes, les 24 et 25 août 1914. Sous le bombardement, elle assure la subsistance et les soins d’environ un millier de blessés, préserve de l’incendie une partie de l’hospice et ravitaille les habitants restés sur place.

Voir aussi

Destins croisés

Le sauvetage du Saint-Sacrement dans l’église de Gerbéviller, en 1914, fut accompli avec l’abbé Auguste Bernard, alors brancardier, vicaire de Gex, tombé au Mont-Haut en 1917.

Images complémentaires

Ciboire de l'église de Gerbéviller, sauvé du bombardement de 1914 par Sœur Julie et l'abbé Bernard.

Ce ciboire en métal ouvragé provient de l’église de Gerbéviller, ravagée lors du sac de la ville par les troupes allemandes en août 1914. Sœur Julie le retira des décombres avec les hosties consacrées qu’il renfermait, aidée de l’abbé Bernard, alors brancardier. Marqué par les éclats, il fut transporté à Paris et présenté au Petit Palais dans l’exposition des œuvres d’art mutilées par la guerre, où ce cliché fut pris. La photographie originale est conservée par l’ECPAD, au sein des collections d’Images Défense.

Façade de l'église de Gerbéviller éventrée par le bombardement, au bout de son allée, en 1916.

La façade de l’église de Gerbéviller, au bout de son allée bordée d’arbres, telle qu’elle se présentait après le bombardement de 1914 : le clocher est éventré, la pierre criblée. C’est vers cette église que Sœur Julie se porta, pendant le sac de la ville, pour sauver le Saint-Sacrement aux côtés de l’abbé Bernard, alors que les obus tombaient et que les flammes gagnaient. Ce cliché, postérieur de deux ans aux faits, provient des collections de l’ECPAD diffusées par Images Défense.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 2consulter à la bibliothèque du diocèse de Quimper

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