GARIN Henri Antoine

Portrait recherché — Couverture du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1922 en attente d'identification photographique

Date de naissance : 18 janvier 1888

Commune de naissance : La Grande-Verrière

Département de naissance : Saône-et-Loire

Nationalité : Française

Situation religieuse

Qualité religieuse : Missionnaire

Congrégation / Ordre : Autre congrégation masculine

Congrégation (formulation Livre d'or) : Missionnaires du Sacré-Cœur d'Issoudun

Pays d'exercice : Autre

Établissement de rattachement : Mission de Nouvelle-Guinée

Famille

Père : Joseph

Mère : Jeanne MANGEMATIN

Service pendant la Grande Guerre

Mobilisé le : 2 août 1914

Fonction militaire principale : Pilote

Fonction militaire secondaire : Mitrailleur

Grade final : Lieutenant

Unité finale : Escadrille SPA 152


Parcours militaire :

  • 2 août 1914 : rappelé à l’activité par la mobilisation générale et arrivé au corps, au 44e régiment d’infanterie (44e RI).
  • 3 septembre 1914 : nommé caporal-fourrier.
  • janvier 1915 : parti au front, dans le secteur de Crouy (Aisne).
  • 25 avril 1915 : sergent-fourrier.
  • 10 septembre 1915 : sergent.
  • 10 octobre 1915 : blessé à la main à Souain, en Champagne.
  • 31 août 1916 : promu sous-lieutenant de réserve à titre temporaire (décision ministérielle du 6 septembre 1916), puis à titre définitif (décret du 22 août 1917, rang du 12 juillet 1917) ; il commande alors une section de mitrailleuses.
  • 15 novembre 1917 : détaché à l’école d’aviation militaire de Chartres, puis au camp d’Avord et à l’école de Pau.
  • février 1918 : breveté pilote de chasse.
  • 15 juillet 1918 : affecté à l’escadrille de chasse SPA 152 (groupe de combat 22) ; il abat trois ballons d’observation ennemis (« drachen »).

Théâtre des opérations :

  • 1915 : Aisne, Crouy (janv.) ; Champagne (sept.).
  • 1916 : Somme, Bouchavesnes, Ferme du Bois-l’Abbé (sept.) ; Alsace.
  • 1917 : Verdun.

Statut final

Type de fin : Disparu

Date : 29 octobre 1918

Lieu : à Saint-Fergeux, au nord de Château-Porcien (Ardennes)

Détails / circonstances : au cours d'une patrouille aérienne. Décès fixé par jugement déclaratif rendu le 16 février 1921 par le tribunal d'Autun, transcrit le 25 mars 1921 à La Grande-Verrière (Saône-et-Loire)

Citations à l'ordre

Citation n°1

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 44e régiment d'infanterie n° 16, 21 septembre 1916

Texte :

Les 12 et 13 août 1916, malgré de fortes pertes, a maintenu sa mitrailleuse en action, dirigeant sur les contre-attaques ennemies, qu'il a puissamment contribué à arrêter, un tir très efficace.

Citation n°2

Niveau : À l'ordre du régiment (brigade)

Numéro et date : 27e brigade n° 49, 3 octobre 1916

Texte :

A porté sa section de mitrailleuses en pleine nuit, avec le plus grand courage, en avant de Bouchavesnes, dans un terrain rempli d'Allemands ; s'est établi en position, s'y est maintenu pendant toute la nuit et a assuré l'occupation d'une ferme (Ferme du Bois-l'Abbé) qui venait d'être prise à l'ennemi.

Citation n°3

Niveau : À l'ordre du corps d'armée

Numéro et date : 7e corps d'armée n° 177, 13 mai 1917

Texte :

Par son calme et son sang-froid, a réussi à maintenir dans son peloton un ordre et un calme admirables. N'a pas hésité, malgré un violent tir d'enfilade, à mettre ses pièces en batterie, à découvert, et a réussi ainsi à enrayer la contre-attaque allemande. Déjà cité deux fois.

Citation n°4

Niveau : — (pas de citation)

Numéro et date : armée du 28 novembre 1918 (J.O. du 19 février 1919)

Texte :

Officier pilote de chasse d'un dévouement remarquable et d'un grand courage. Depuis son arrivée à l'escadrille, a livré de nombreux combats au cours des missions qui lui ont été confiées. Le 3 octobre, a attaqué et descendu en flammes un ballon d'observation ennemi.

Citation n°5

Niveau : À l'ordre de l'armée

Numéro et date : armée du 11 décembre 1918 (J.O. du 11 février 1919)

Texte :

A incendié deux ballons d'observation ennemis malgré la présence de nombreux avions de chasse. A été tué le 29 octobre 1918 en combat aérien.

Décorations

Légion d'honneur

Grade / Classe : Chevalier

Date d'obtention : posthume - 30 juillet 1921, J.O. du 19 juin 1922

Circonstances :

citation reprenant le texte de l'ordre de l'armée du 11 décembre 1918

Informations complémentaires

Missionnaire du Sacré-Cœur d’Issoudun, Henri GARIN avait été missionnaire en Nouvelle-Guinée. Sa formation s’était déroulée hors de France : la fiche matricule le situe à Fribourg, en Suisse (1911), puis dans la province de Barcelone, en Espagne — la congrégation ayant, comme beaucoup d’autres après les lois de 1901-1905, établi ses maisons à l’étranger.

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Par décret du 28 décembre 1918 (J.O. du 4 janvier 1919), il fut promu lieutenant de réserve à titre définitif, avec effet au 31 août 1918.

Voir aussi

Articles connexes

Destins croisés

Ils étaient presque du même âge — Henri né en 1888, Jean l’année suivante —, tous deux enfants des Missionnaires du Sacré-Cœur d’Issoudun, tous deux passés par le scolasticat de Fribourg avant de rêver de missions lointaines.

Peut-être se sont-ils connus là, jeunes religieux penchés sur les mêmes livres ; peut-être ne se sont-ils reconnus que plus tard, quand la même passion improbable les a menés de la soutane au manche d’un avion de chasse.

On aime à les imaginer, sur le terrain, échangeant un mot dans la langue de leur maison avant de rejoindre le ciel.

Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont fini par voler sous les mêmes cocardes, celles de l’escadrille SPA 152 du groupe de combat 22, où Jean Marie Pierre Léon BOURJADE devint l’un des grands noms de la chasse.

Sources

Livre d'or du Clergé et des Congrégations, tome 1consulter sur Gallica

Acte de naissance — registre des naissances de La Grande-Verrière, 1888, acte n° 3, Archives départementales de Saône-et-Loire.

Fiche matricule — registre matricule, classe 1908, bureau de Belley, n° 1176, Archives départementales de l’Ain.

Fiche Mémoire des Hommes — fiche « Mort pour la France », base Mémoire des Hommes.

Pour explorer les autres notices du Livre d'or du Clergé et des Congrégations 1914-1918, consultez la base complète des 10 296 ecclésiastiques mobilisés.

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