XIX. L’horreur de la Bastille — témoignages sur la détention
L’horreur de la Bastille révélée par le Moniteur Universel : solitude, faim, aveux arrachés, visites surveillées. Les témoignages des prisonniers publiés le 25 juillet 1789.
L’horreur de la Bastille révélée par le Moniteur Universel : solitude, faim, aveux arrachés, visites surveillées. Les témoignages des prisonniers publiés le 25 juillet 1789.
Dans la nuit du 13 juillet 1789, Paris s’arme, le Comité permanent naît à l’Hôtel-de-Ville, et les Gardes Françaises chassent les troupes royales. La veille de la prise de la Bastille, racontée par la presse d’époque.
Les oubliettes de la Bastille dissimulaient une cruauté d’une raffinement diabolique. Derrière des apparences trompeuses, une mort secrète attendait les
Militaire de carrière. le 14 juillet 1789 Jacob Job Élie, ancien sous-officier de l’Ancien Régime, va transformer l’émeute spontanée en opération militaire.
Le prince de Montbarrey, ministre de la Guerre de Louis XVI de 1778 à 1780, manque d’être pendu à la lanterne le 14 juillet 1789 devant l’Hôtel de Ville. Ancien Régime, intrigues de cour, fuite en exil.
Les oubliés de la Bastille n’ont pas de statue. Pendant que la foule portait les têtes coupées dans Paris, d’autres hommes vivaient des instants d’une intensité rare — un major massacré en héros, un sergent qui sauve ses prisonniers, un commandant qui fait rempart de son corps. Le 14 juillet 1789 ne fut pas seulement une journée de fureur.
Le siège de la Bastille se prépare dans la nuit du 13 juillet 1789. Tandis que Paris arrache ses armes
Le 14 juillet 1789, l’assaut de la Bastille éclate dans la fumée et le sang. De Launay piège les citoyens, les députations essuient les tirs. Paris tout entier se précipite vers la forteresse. Source : Gazette nationale ou le Moniteur universel, n°22, 23 juillet 1789.
L’assaut final de la Bastille est lancé avec l’arrivée des Gardes Françaises. Pierre-Augustin Hulin rallie grenadiers et bourgeois, cinq canons
MM. Hulin, Élie et quelques autres se chargèrent de la garde de De Launay et parvinrent à le faire sortir de la Bastille, non sans éprouver les mauvais traitements du Peuple, dont le cri général le condamnait à la mort.