XIX — Loos le 9 mai : Émilienne sous les obus entre espoir et chaos
Loos le 9 mai 1915 : la nuit du 8 au 9 mai, un déluge d’obus déchire le ciel. Émilienne […]
Loos le 9 mai 1915 : la nuit du 8 au 9 mai, un déluge d’obus déchire le ciel. Émilienne […]
Lens sous occupation, printemps 1915. Émilienne Moreau obtient un laissez-passer du commandant Braumann pour découvrir une ville meurtrie, gare en décombres, blessés allemands partout. Au retour, elle comprend le prix attendu en échange : dîner tous les soirs avec lui. Sa réponse est cinglante.
École sous occupation à Loos-en-Gohelle, printemps 1915. Émilienne Moreau, seize ans, devient maîtresse de classe pour quarante-deux enfants réunis dans
Janvier 1915 à Loos-en-Gohelle. Le capitaine Pedsoold rançonne les civils et pille la ville. Son successeur, le régiment prussien n° 112, envoie des « fouilleurs » spécialisés — qui profanent les tombes de soldats français sous les yeux d’Émilienne Moreau.
Décembre 1914, Loos-en-Gohelle sous occupation allemande. Émilienne Moreau affronte un lieutenant hautain, survit à un Noël de misère pendant que les officiers banquetent à la mairie qu’elle a sauvée des flammes, et assiste à la vengeance ingénieuse de son frère Léonard contre les caissons d’artillerie ennemis
Décembre 1914, Loos-en-Gohelle. Le père d’Émilienne meurt dans la nuit. Les Allemands refusent un cercueil. Elle le fabrique elle-même avec son frère. Puis elle marche seule, à seize ans, derrière le corbillard, encadrée de baïonnettes ennemies.
Décembre 1914, Loos-en-Gohelle. Les 180 derniers habitants survivent sans pain, sans lumière, sans chaussures. Émilienne chante la Marseillaise à la face d’un officier allemand. Et Sultan le chien vole de la nourriture aux Allemands pour nourrir ses maîtres.
Automne 1914, Loos-en-Gohelle. Sur dénonciation d’un feldwebel, Émilienne Moreau, seize ans, est arrêtée et jetée dans une cellule où des dizaines de civils croupissent sur de la paille pourrie. Elle devra affronter seule le général allemand pour reconquérir sa liberté.
Cachette occupants 1914 : le père d’Émilienne se réfugie dans un pigeonnier entre deux murs. Elle sauve les archives de la mairie en feu. Un général allemand débarque, un feldwebel tente de l’embrasser — et se venge en envoyant une troupe baïonnette au canon. Il y a papa dans sa cachette. Et des armes.
Accusé d’espionnage par un soldat qui l’a attiré dans un guet-apens, le père d’Émilienne se retrouve encadré de quatre baïonnettes. Il va vraisemblablement être fusillé. Émilienne tombe à genoux devant un officier allemand pour lui arracher la vie de son père. Une scène d’une intensité rare.