Le 162e RI s’élance à l’assaut des positions allemandes au nord de Berry-au-Bac le 16 avril 1917 à six heures du matin, dans le secteur compris entre la Miette et l’Aisne. C’est le premier jour de l’offensive Nivelle, une offensive censée emporter la décision et que l’histoire retiendra comme l’une des plus meurtrières et des plus contestées de la guerre.
Cette page rassemble la transcription du Journal des marches et opérations du 162e RI pour la période du 16 au 26 avril 1917, telle que conservée à Mémoire des Hommes, et identifie les ecclésiastiques mobilisés au sein du régiment qui y trouvèrent la mort ou y furent blessés. Quatre prêtres-soldats du tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations sont tombés au cours de cet engagement.
Le contexte : l’offensive Nivelle au Chemin des Dames
Au printemps 1917, le général Robert Nivelle, nouveau commandant en chef des armées françaises, prépare une offensive de rupture qu’il veut décisive. Le dispositif d’attaque s’étend sur un front de plus de quarante kilomètres, du Chemin des Dames jusqu’aux abords de Reims, avec pour objectif central la prise du plateau et la rupture du front allemand. L’attaque est déclenchée le 16 avril 1917 à six heures du matin.
Le 162e RI, qui appartient alors à la 69e division d’infanterie commandée par le général Monroë, est engagé dans le secteur compris entre la Miette et l’Aisne, au nord de Berry-au-Bac. Il a pour mission de prendre successivement la première position allemande (la Courtine du Choléra), la deuxième position (la ferme Mauchamp), puis la tranchée de Wurtzbourg, et enfin Prouvais, à huit kilomètres de la base de départ. Le régiment est commandé par le colonel de cavalerie Bertrand.
Le récit qui suit, établi à partir du Journal des marches et opérations du régiment, rend compte heure par heure des combats du 16 avril, puis des journées qui suivirent — bombardements continus, contre-attaques allemandes, organisation difficile des positions conquises — jusqu’à la relève partielle dans le sous-secteur des Béliers le 21 avril.
Journal des marches et opérations du 162e RI, 16-26 avril 1917
Source : JMO du 162e régiment d’infanterie, Mémoire des Hommes, ministère des Armées. Transcription mot pour mot, ponctuation et toponymie respectées. (lien ci-dessous)
16 avril 1917
Les ordres d’attaque ont été donnés pour le 16 à l’heure H (six heures). Le 162e RI forme six vagues massées dans cinq parallèles de départ. En 1re ligne : le 1er Bataillon (Cdt Chaptal) ; en 2e ligne : le 2e Bataillon (Cdt Crestey) et le canon de 37 ; en 3e ligne : le 3e Bataillon (Capitaine Roy). Les pionniers et la section du Génie mise à la disposition du Régiment forment une dernière vague.
À 6 heures exactement, le Colonel Bertrand en tête de la première vague bondit à l’assaut des tranchées allemandes de la Courtine du Choléra. D’un seul bloc, dans un ordre parfait, le Régiment d’Argonne sort derrière son chef, malgré la violence d’un barrage d’artillerie ennemi qui s’est déclanché depuis quelques instants. D’un même élan le 1er Bataillon passe le Choléra allemand, région chaotique profondément bouleversée par les projectiles de notre artillerie de tranchée.
Cependant le boche y occupe encore de longues et profondes galeries souterraines d’où notre artillerie n’a pu le déloger. Il y eut là pendant plus de deux heures de nombreux combats singuliers où tout un bataillon, le 3e, s’emploie à la grenade et au browning pour réduire la résistance acharnée d’un bataillon allemand. De nombreux cadavres ennemis, et de très nombreux prisonniers marquent l’acharnement de la lutte en ce point.
Le 2e Bataillon arrive sur le Choléra presque en même temps que le 1er a vu son chef (le Cdt Crestey) tomber mortellement blessé. Presque de suite, 7 heures, une de ses compagnies, la 5e, est engagée en liaison avec le 151e R.I. à gauche, la 7e Cie est en liaison avec le 267e à droite. À 7h25, notre première ligne, qui a continué à progresser, est arrêtée à 300 mètres du bois des Vestales par les rafales de mitrailleuses parties de la Miette, du bois des Vestales et du Camp de César.
À 8h30 les 1re, 2e et 3e Cies, avec la C.M.1 attaquent le Bois des Vestales et se heurtent à une nappe de fils de fer. Le Lieutenant Tenaert, Ct la 3e Cie, est grièvement blessé. À 8h55, sur ordre du Colonel, la 9e Cie (Lieutenant Lapeyrère) déborde le Bois des Vestales par le Sud. Cette attaque, brillamment menée, fait tomber la résistance de la 2e position allemande (Ferme Mauchamp) qui est définitivement occupée par tout le 1er Bataillon et une partie du 2e à 11 heures 30.
À midi 15, notre première ligne composée des restes du 1er Bon dont le chef (Cdt Chaptal) a été blessé et commandée par le Capitaine Gauchotte, occupe une position intermédiaire entre le Bois Sous-Marin (depuis dénommé Bois des Licteurs) et la ferme Mauchamp. Le 2e Bon a des éléments à sa gauche en liaison au Bois des Béliers avec le 151e ; il a sa droite vers le Bois des Consuls où le Lieut Lapeyrère avec 10 hommes organise une position.
Le Colonel a établi son poste de Commandement à la Ferme Mauchamp avec le 3e Bataillon. La liaison est péniblement établie avec le 267e qui est encore en retrait vers le boyau de la Louve. À ce moment débouchent les groupes de chars d’assaut qui descendent du Choléra. Malheureusement ces véhicules ont les plus grandes difficultés à franchir les tranchées, principalement la tranchée des Bornes entre le Bois des Vestales et la ferme Mauchamp. Plusieurs s’y enlisent et provoquent un tir ennemi d’artillerie lourde qui, mettant le feu à plusieurs tanks, arrête leur progression et nous cause des pertes sensibles.
Vers 13h30, l’Infanterie allemande réagit violemment entre le Bois Sous-Marin et le Bois des Béliers et vers le Bois du Centurion. Plusieurs vagues essayent de réoccuper les crêtes et n’y parviennent pas grâce à nos feux de mitrailleuses combinés avec le feu des mitrailleuses de huit tanks qui ont fini par venir s’établir à hauteur de nos premières lignes. Mais nous ne progressons plus que très faiblement. Cependant une patrouille commandée par l’adjudant Chopin de la 2e Cie parvient avec quelques hommes jusqu’à la tranchée Wurtzbourg qu’il trouve assez sérieusement occupée.
À 18 heures un bataillon du 287e (Bon Jacquy) reçoit l’ordre de soutenir la progression du 162e entravée par les barrages d’artillerie lourde et de mitrailleuses. Le Bataillon Jacquy arrivera la nuit. Un autre Bon du 287e (Bon Veyssière) arrive dans les mêmes conditions pendant la nuit du 16 au 17. Ces deux Bataillons sont mis aux ordres du Colonel Bertrand Ct le 162e.
Effectif : Officiers 42, Troupe ? — 4 Officiers tués : Commandant Crestey, Capitaine Jarsaillon, S/Lieut Darau, S/Lieut Marzat. 20 Officiers blessés : Commandant Chaptal, Lieutenants Tenaert, Cleenewerck, Coupez, Lapeyrère ; S/Lieuts Forget, Bonnaud, Deschodt, Blond, Depecker, Chary, Demont, Leclercq, Birsausky, Blanchet, Fays, Verlon, Nicolas, Marchand, Bertrand.
17 avril 1917
À la pointe du jour, le Capitaine Gauchotte reçoit l’ordre d’occuper le bois Sous-Marin avec une des fractions restantes du 1er Bataillon. Cette opération est terminée vers 6 heures. Les Bataillons du 287e qui devaient relever notre première ligne arrivent s’installer à droite vers 11 heures (Bataillon Veyssière), à gauche dans la nuit du 17 au 18 (Bataillon Jacquy).
Le 1er Bon se porte en arrière du Bois des Vestales à la nuit tombée et les restes du 2e Bon (Capitaine Bérion) dans les tranchées des Bornes et du Forum. La journée s’est passée en organisation du Secteur et à remettre de l’ordre dans les unités. Le 267e s’est relié à nous dans la tranchée des Bornes au Sud de Mauchamp. Bombardement moyen pendant toute la journée. Dans la nuit, nombreuses patrouilles de surveillance de part et d’autre.
Effectif : Officiers 42, Troupe ? (Voir la journée du 18 avril).
18 avril 1917
Un violent bombardement s’abat sur nos premières et nos deuxièmes lignes à partir de 14 heures. Les Allemands déclanchent à 16h45 une violente contre-attaque sur notre gauche. Ils sont immédiatement arrêtés par nos feux de mitrailleuses. À droite ils essayent de s’infiltrer dans le Bois du Centurion d’où nos 75 les empêchent de déboucher. Après avoir vainement essayé, à plusieurs reprises, d’arriver jusqu’à nos lignes, ils renoncent à l’attaque et commencent à organiser les crêtes environnantes qu’ils ont occupées. Nos pertes par le feu de l’artillerie sont sensibles.
Effectif : Officiers 39, Troupe 1513 (3 Officiers blessés : Lieut Oster, S/Lieuts Suraud, Thuault). Pour la troupe, les 16, 17 et 18 avril : tués 36, blessés 315, sans nouvelles 556, évacués 3 (total 910 hommes).
19 avril 1917
Même situation que la veille. Le bombardement de premières et deuxièmes lignes par l’artillerie de tous calibres est très violent pendant toute la matinée ; il s’accentue dans la soirée, surtout sur la Ferme Mauchamp. L’organisation du Secteur se poursuit malgré les difficultés causées par le bombardement, la fatigue et la diminution des effectifs.
Effectif : Officiers 39, Troupe 1490 (23 blessés).
20 avril 1917
La deuxième partie de la nuit et la matinée du 20 sont marquées par l’accentuation du tir d’A.L. qui devient un véritable pilonnage. Nos hommes y résistent stoïquement malgré le manque d’abris à l’épreuve. Beaucoup sont enterrés par le bombardement ; grâce au dévouement de camarades un certain nombre d’entre eux purent être dégagés.
Effectif : Officiers 37, Troupe 1420 (tué : S/Lieut Commans ; blessé : S/Lieut Blanc). Troupe : 5 tués, 63 blessés, 1 évacué, 1 sans nouvelles ; total 70.
21 avril 1917
Dans la nuit du 20 au 21 le bombardement est devenu d’une intensité effrayante. L’ennemi nous envoie des obus incendiaires, principalement sur la deuxième ligne. Nos hommes ont été admirables de sang-froid pendant ces trois jours qui furent très durs. Nos pertes sont sérieuses. Dans la soirée une nouvelle répartition met le 151e et le 162e dans le même Sous-Secteur, dit des Béliers, sous les ordres du Lieut Colonel Ct le 151e. Le mouvement de glissement vers la gauche s’exécute de nuit.
Effectif : Officiers 37, Troupe 1313 (Le Capne Gard, venu du 16e Chasseurs à pied, prend le commandement du 2e Bon. S/Lieut Faucher blessé). 21 tués, 65 blessés, 6 sans nouvelles, 15 évacués malades. Total 107.
22 avril 1917
À 4 heures les positions occupées par les Bataillons sont les suivantes : en 1re ligne le 3e Bataillon en avant du bois des Béliers. Le 2e Bataillon occupe la tranchée du Ruisseau en 2e ligne. Le 1er Bataillon s’installe à l’ouest du Bois des Vestales. Le bombardement continue presque toute la journée, mais beaucoup moins intense que la veille. Le soir le Colonel Bertrand reçoit ordre de transporter son P.C. au Choléra allemand avec la C.H.R et le P.S. Exécution entre 22 heures et minuit.
Effectif : Officiers 37, Troupe 1282 (7 tués, 16 blessés, 8 évacués malades ; total 31).
23 avril 1917
Nous occupons les mêmes positions que la veille. Le bombardement est continu sur les premières lignes mais moins intense.
Effectif : Officiers 37, Troupe 1270 (8 blessés, 2 sans nouvelles, 2 évacués malades ; total 12).
24 avril 1917
Même situation que la veille.
Effectif : Officiers 37, Troupe 1261 (8 blessés, 1 évacué ; total 9).
25 avril 1917
Même situation que la veille.
Effectif : Officiers 37, Troupe 1257 (4 blessés).
26 avril 1917
Le Capitaine Tournoy passe au Dépôt Divisionnaire. Il est remplacé dans ses fonctions par le Capitaine Gauchotte, adjudant-major du 1er Bataillon. Le Capitaine Cuny prend provisoirement le commandement du premier Bataillon.
Ordre de Bataille des Officiers à la date du 26 avril.
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Bilan humain de l’engagement
Pour les seules journées du 16, 17 et 18 avril 1917, le 162e RI a perdu, selon le Journal des marches et opérations : 4 officiers tués (le commandant Crestey, le capitaine Jarsaillon, les sous-lieutenants Darau et Marzat) et 20 officiers blessés. Pour la troupe sur ces trois jours : 36 tués, 315 blessés et 556 sans nouvelles, soit un total de 907 hommes hors de combat. Les bombardements continus des 19, 20 et 21 avril ajoutèrent près de 200 hommes supplémentaires à ce bilan.
Le régiment, qui comptait 66 officiers et 2423 hommes de troupe la veille de l’attaque, n’aligne plus le 21 avril (soit 5 jours après) que 37 officiers et 1313 hommes — soit une perte d’effectif de plus de la moitié en six jours.

Hommage à l’ensemble des morts du régiment
Cette page recense nommément les ecclésiastiques tombés ou blessés au sein du 162e RI en avril 1917 parce qu’elle s’inscrit dans le projet documentaire consacré au Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1918. Les prêtres-soldats, les religieux mobilisés, les séminaristes et les frères convers ne représentent toutefois qu’une faible part des hommes du régiment fauchés ces jours-là.
Derrière les chiffres bruts du Journal des marches et opérations — quatre officiers tués, trente-six soldats du rang tombés sur les seules journées des 16, 17 et 18 avril, plus de cinq cents portés disparus, sans compter les blessés évacués vers l’arrière et ceux qui mourront plus tard de leurs blessures — se cachent autant d’histoires individuelles, de familles brisées, de villages endeuillés à travers toute la France. Le 162e RI, recruté principalement dans les Ardennes et la Marne, comptait dans ses rangs des cultivateurs, des ouvriers, des employés, des étudiants. Aucun n’est étranger à la mémoire que ce site cherche à honorer.
Toute notre gratitude et tout notre respect vont à l’ensemble des hommes du 162e RI morts pour la France au Chemin des Dames en avril 1917, qu’ils soient ou non répertoriés dans le Livre d’or du Clergé. La base nominative officielle des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, accessible sur le site Mémoire des Hommes, permet à toute famille de retrouver l’acte officiel concernant son ancêtre.
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Quatre ecclésiastiques tombés au champ d’honneur le 16 avril 1917
Quatre prêtres-soldats du tome 1 du Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1918 figurent parmi les morts du 162e RI ce 16 avril 1917. Leurs fiches matricules conservées à Mémoire des Hommes confirment toutes la même date et le même lieu de mort : Berry-au-Bac, dans l’Aisne.
Étienne-Marie-Joseph BALU
Religieux des Pères du Saint-Esprit, agent de liaison au 162e RI après un passage par le 298e RI, il est tué le 16 avril 1917 à la ferme du Choléra, à Berry-au-Bac, lors de son premier jour en ligne avec le régiment. Le Livre d’or relève la coïncidence tragique : son frère avait été tué un an plus tôt, le 6 avril 1916, à Haucourt.
Joseph-Marie BOUCHET
Soldat du diocèse de Vannes, il avait servi successivement au 137e R.I. et au 93e R.I. avant d’être affecté au 162e R.I. Il est tué à Berry-au-Bac le 16 avril 1917 en se portant à l’assaut des positions allemandes, vraisemblablement dans la première vague qui s’élança sur la Courtine du Choléra à six heures du matin.
Paul DECLUDT
Brancardier-aumônier bénévole du diocèse d’Arras, engagé volontaire au front depuis novembre 1915 puis affecté au 162e R.I. en juillet 1916 comme brancardier-aumônier, il avait déjà été blessé à Rancourt le 25 septembre 1916 et avait alors refusé l’évacuation. Il est tué le 16 avril 1917 à la ferme du Choléra, près de Berry-au-Bac, alors qu’il soignait un blessé au cours de l’attaque.
Paul-Hyacinthe-Marc-Marie GIUDICELLI
Religieux des Oblats de Marie-Immaculée, soldat de 2e classe au 162e R.I. depuis décembre 1916 comme aumônier bénévole, il est tué à Berry-au-Bac le 16 avril 1917. Selon le Livre d’or, il tint à partir à l’attaque des tranchées allemandes avec les hommes de sa compagnie après avoir secouru et pansé plusieurs camarades sous un feu violent de barrage, et fut mortellement blessé à la tête et à la jambe gauche. Sa fiche matricule à Mémoire des Hommes (acte transcrit le 30 juin 1922 à Paris 15e) corrige une indication erronée du Livre d’or qui mentionne « Verdun » comme lieu de mort : il s’agit bien de Berry-au-Bac.
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Trois ecclésiastiques blessés lors de l’offensive
Outre les quatre tués, plusieurs prêtres-soldats du tome 1 servant au 162e R.I. ont été blessés lors de l’engagement du 16 avril ou des journées de bombardement qui suivirent.
Bernard-Marius-Marcel-Honoré CAPUS
Mobilisé au 162e R.I. dès le 2 août 1914, il fut blessé pour la troisième fois de la guerre à Berry-au-Bac le 16 avril 1917, après l’avoir déjà été à la côte du Poivre en mars 1916 et en Belgique en novembre 1916. Affecté ensuite au 127e R.I., il devait succomber à une nouvelle blessure reçue à Royallieu le 8 juin 1918, à l’ambulance 5/59.
Gabriel COUDERC
Affecté au 162e R.I. en novembre 1916 après un passage par le 92e R.I., il fut blessé à Craonne le 16 avril 1917, dans le secteur voisin tenu par d’autres unités de la 69e D.I. Évacué et rétabli, il rejoignit ensuite le 38e R.I. en août 1917, fut nommé caporal puis sergent en 1918, et termina sa première guerre au 100e R.I. avant sa démobilisation en septembre 1919.
Joseph-Marie BURBAN
Affecté au 162e R.I. comme mitrailleur, il fut blessé à Berry-au-Bac le 21 avril 1917, lors des bombardements qui suivirent l’assaut. Le JMO du régiment qualifie ces journées d’« intensité effrayante » et signale l’usage par l’ennemi d’obus incendiaires, principalement sur la deuxième ligne.
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Sources
Sources primaires
Journal des marches et opérations du 162e régiment d’infanterie, période d’avril 1917, Mémoire des Hommes, ministère des Armées (cote 26 N 700).
Fiches matricules « Morts pour la France » de Mémoire des Hommes pour :
Étienne-Marie-Joseph Balu,
Joseph-Marie Bouchet,
Paul Decludt
et Paul-Hyacinthe-Marc-Marie Giudicelli
Livre d’or du Clergé et des Congrégations 1914-1922, tome premier (A-K), Bonne Presse, Paris [1925], consulté en ligne sur Gallica (BnF).
Sources secondaires
Historique du 162e régiment d’infanterie pendant la guerre 1914-1918, Charles-Lavauzelle, Paris-Limoges [s.d., vers 1920], consulté en ligne sur L’Argonnaute (BDIC).

